Lien vers l'article du site internet "Email Gourmand" paru lundi 19 septembre 2016

http://www.email-gourmand.com/index.php?option=com_content&view=article&id=999984&Itemid=154

 

Article du journal Marvellous Provence

 

News

guishu wineA unique new wine, Le Guishu, based on fermented rice has just been launched. But in spite of the name, it's not from the Far East. Instead, Le Guishu is made in France using rice grown in the Camargue.

The man behind the idea is the Bordeaux-based wine-maker Olivier Sublett, inspired by his Chinese fiancée, Yuan Guizhi.

He bottled this first batch in January 2016. It's a trial run of just 36,000 bottles but production will increase dramatically if the idea takes off.

 

We sampled Le Guishu this week at a private tasting in Jean-Luc Rabanel's Michelin-starred restaurant, L'Atelier, at the Feria du Riz in Arles. Pictured below (left to right): Yuan Guizhi, Olivier Sublett and Jean-Luc Rabanel.

It comes in three variants. All of them are very different from each other. And none of them tastes at all like Chinese rice wine or Japanese sake.

Le Sec, a crisp dry white with a hint of lychee and grapefruit, was our favourite, though it does cheat slightly by incorporating 20% white wine, from Charente. Monsieur Sublett hopes to source a Camargue wine to use next time round.

guishu wine launchLe Non Filtré is a full, golden yellow wine based entirely on rice and resembles a Canadian Ice Wine, while L'Umani is a deeper, complex amber yellow and sweeter on the palate.

L'Umani found surprising favour with the Chinese, winning a prize this year at the International Wine competition of Hong Kong and China.

Quite a compliment considering that the orientals have been producing rice wine for over 9,000 years.

You can read more about Le Guishu and where to buy or try it here.

 
 
 
 
 
 
 
 

Camargue : un producteur bordelais se lance dans le vin de riz         Dimanche 25/09/2016 à 05H22 Arles

                  La boisson, qui trouve son origine en Camargue, a été présentée chez le chef Jean-Luc Rabanel

 

 

En France, personne n'y avait encore pensé. "Je me demande bien pourquoi ça n'a pas été fait avant", glisse d'ailleurs Olivier Sublett, issu d'une famille de viticulteurs à Saint-Emilion. Tombé dans le vin quand il était tout petit, le producteur bordelais a, ces dernières années, beaucoup voyagé en Asie pour vendre ses prestigieuses bouteilles. Et c'est à Hangzhou, en Chine, là où se tenait en début de mois le sommet du G20, qu'il a eu la révélation. Hangzhou, la capitale du vin de riz, ou plutôt du "yellow wine" comme on l'appelle là-bas.

"Depuis 9 000 ans, on fait en Chine ou au Japon avec le saké des boissons à base de riz fermenté. Pour moi, c'est devenu une évidence de le faire, raconte Olivier Sublett. Mais attention, en France on ne copie pas, on s'inspire. Je n'ai pas voulu faire du "yellow wine" chinois, je me suis appuyé sur une brasserie danoise, sur ce qui se fait à Cognac, sur les anciennes et nouvelles techniques de vinification. Nous avons développé le produit avec des oenologues à Bordeaux. Un produit original, qui ne ressemble à rien d'autre."

La première production a été mise en bouteille en février. 36 000 "fioles" de ce nouveau nectar, ou plutôt de ces trois nouveaux nectars (lire ci-contre), ont été mises sur le marché, à Hong Kong, à Taiwan, en Belgique... En France, Olivier Sublett veut faire un effort particulier. C'est à Arles, à deux pas de la Camargue où il vient récupérer la matière première pour sa boisson (on ne peut pas à proprement parler de vin de riz, même si il y a une réelle proximité avec le vin), qu'il a fait découvrir son "Guishu".

L'événement a eu lieu chez le chef doublement étoilé Jean-Luc Rabanel, en présence aussi de l'artiste Tom Garcia, qui a présenté les deux hommes et dessiné les étiquettes des bouteilles d'Olivier Sublett. Quelques chanceux ont eu l'opportunité de le goûter, lors de la dernière feria du riz. Et ils ont semblé apprécier, comme Jean-Luc Rabanel, conquis par le produit.

"C'est une rencontre pour moi incroyable, je ne pensais pas qu'un garçon puisse faire un vin de riz qui a les mêmes propriétés gustatives et olfactives que le vin, a déclaré le chef arlésien. C'est une boisson hors norme, il va falloir créer d'autres mots que 'suave' ou 'rond' pour la qualifier. Pour l'Umami, il y a tellement de sens, tellement d'arômes... C'est quelque chose qui n'existe pas !"

L'Umami, avec sa couleur jaune ambré, "va au-delà de tous les sens que l'on connaît en France, a confirmé OlivierSublett. Il y a autant de complexité aromatique que dans les plus grands vins. La palette est incroyable !"

Reste maintenant à convaincre le consommateur, et les revendeurs, d'oser la nouveauté. "Cette boisson est un peu révolutionnaire, mais elle peut être le trait d'union entre les gens qui boivent du vin et ceux qui n'en boivent pas", conclut le viticulteur bordelais.

Trois bouteilles, trois boissons

Olivier Sublett a produit 36 000 bouteilles de Guishu dans trois gammes différentes.

Le Sec.C'est le seul des trois Guishu qui ne soit pas fabriqué avec 100 % de riz. Dans cette boisson couleur jaune verdâtre, il y a 20 % de vin blanc pour en assurer l'équilibre. Le Sec "est inhabituellement puissant, avec une dominante rose-litchi", indique Olivier Sublett. Très frais en bouche, avec une légère amertume en note finale, c'est celui qui se rapproche le plus des vins blancs traditionnels.

Le non filtré. Couleur jaune or, il a des arômes de poire et de litchi. Ce demi-sec est élégant, fruité, peut accompagner des plats sucrés-salés ou épicés, et les fromages.

L'Umami. C'est un peu le must des Guishu. Impossible de ne pas le remarquer avec sa couleur jaune ambrée. Très complexe, plein d'arômes (fruits frais, confits et secs), il a séduit le chef arlésien Jean-Luc Rabanel.

Prix d'achat des Guishu en France : entre 12 et 15 euros.

Christophe Vial

 

Tom Garcia (à gauche) a dessiné les étiquettes des bouteilles d'Olivier Sublett, qu'il a mis en relation avec le chef Jean-Luc Rabanel.PHOTO CH.V

Olivier Sublett et sa compagne devant les établissements du chef Jean-Luc Rabanel.PHOTO VALÉRIE VREL

 

South China Morning Post

How a self-proclaimed ‘arrogant’ Frenchman added European twists to Chinese rice wine

Interview avec le South China Morning Post (25 juin 2016)
Interview avec RTL (15 juin 2016)

                Article du Journal Sud-Ouest du 26 mai 2016

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© Olivier Sublett